Critique Otakuthon 2017

Lors de la fin de semaine du 4 au 6 août s’est déroulé le rendez-vous des Otakus de l’est canadien (et d’ailleurs) ! Retour sur l’Otakuthon, la plus grosse convention d’animés du Québec !

En tant que cosplayeurs ou otaku, l’Otakuthon c’est l’évènement à ne pas manquer au Québec. Elle peut se vanter de réunir plus de 20 000 personnes et de proposer un très large choix d’activités allant de concours cosplay, comme le mondialement connu WCS – World Cosplay Summit (présélection canadienne), au concerts en passant par des panels en tout genre, l’Otakuthon est un endroit où il est difficile de s’ennuyer.

Lancée en 2006, l’Otakuthon était au départ un évènement organisé à l’université de Concordia (Montréal) par le l’Otaku Anime Club. Voyant une réelle expansion du phénomène, la décision de déménager au palais des congrès de Montréal est prises quelques années plus tard. Aujourd’hui, la convention réunis environ 20 000 fans par an et propose de plus en plus d’activités et d’invités chaque année. Stéphane Paul Latour, co-président de la convention, nous a confié lors de son interview qu’il aime que cette convention soit un espace pour les personnes passionnées et un espace de découverte.

Les invités d’honneurs cette année n’était autre que les mondialement célèbres MAN WITH A MISSION, groupe ayant réalisé plusieurs opening d’animés, notamment celui de Nanatsu no Taizai. A leurs côtés, Ayako Kawasumi, seiyuu (actrice japonaise de doublage), pianiste et chanteuse de J-pop, Cherami Leigh, comédienne, doubleuse et productrice nord-américaine, Kevin M. Connolly, acteur dans le théâtre, la télévision, le cinéma et doubleur nord-américain, Amanda Milleur, doubleuse nord-américaine connue pour ses interprétations de personnages féminins dures à cuire, ainsi que WindoftheStars, cosplayeuse du Nevada, et TWIN Cosplay, cosplayeurs mexicains vainqueurs du WCS en 2015. Mais en plus de ces invités d’honneur s’ajoutaient des invités spéciaux tels que Valérie Lévesque, blogueuse du Saguenay (nord du Québec) qui publiera bientôt son livre sur les bentôs au quotidien, Arkada, un youtubeur canadien réalisant des revues sur l’animation japonaise ou encore Mel Gosselin, romancière originaire de Rimouski (toujours au Québec). On retrouvait également des invités interprètes, comme Komachi Montreal, un groupe de danse japonaise traditionnelle, ou Arashi Daiko, un groupe de taiko (des tambours japonais). On peut dire que les visiteurs n’étaient pas en reste au niveau des invités !

Nous avons d’ailleurs eu la chance de pouvoir rencontrer Valérie Lévesque. Blogueuse de la région du Saguenay au Québec, elle parle du bentô au quotidien sur son site. Pour elle, c’est une manière de manger plus sainement tout en s’amusant. En effet, Valérie ne fait pas que se préparer des boîtes à lunch ordinaire. Comme au Japon, elle essaye de rendre son bentô esthétique en y ajoutant des décorations et des petits personnages. Pour elle, c’est la solution santé qu’il lui fallait. Quand on lui répond « Mais qui a le temps de faire ça ? », la réponse pour elle est évidente : la pratique. Un bentô qui au départ nous mettrait 1 heure à faire peut nous en prendre juste 15 minutes avec de l’entrainement. Pour elle, le temps se perds quand on ne fait pas les bonnes étapes au bon moment. Valérie va d’ailleurs sortir un livre sur le sujet, Les Bentôs de Valérie, que l’on retrouvera bientôt partout en librairie au Québec et à la librairie du Québec à Paris. Dedans, elle nous partage ses recettes, idées de bentô et conseil pour ne pas perdre son temps. Avec toutes ses couleurs et ses photos alléchantes, ce livre risque d’être aussi beau que pratique dans nos bibliothèques !

Et les activités alors ? Et bien là encore, il y en avait pour tous les goûts et toutes les couleurs ! Plusieurs activités étaient à ne pas manquer : la mascarade (le concours cosplay), les sélections des représentants canadiens pour le WCS, le concert de MAN WITH A MISSION, mais surtout, le concert holographique de la Vocaloid IA, une première pour cette convention qui n’avait encore jamais essayé ce genre de show. Evidemment, il y avait d’autres activités comme un jeux d’échecs géants constitué de cosplayeurs aux lieux des pièces habituelles, des salles de visionnements diffusant diverses sortes d’animés allant des classiques, du yaoi et même du hentai plus tard dans la nuit ou encore divers panels. Une énorme salle consacrée aux jeux-vidéos était accessible. Là aussi, il y en avait pour tous les goûts : jeux rétro, de dance, tournois, etc., de quoi ravir le geek qui sommeille en chacun de nous. Petit plus de cette convention : une salle de réparation cosplay. N’importe qui pouvait s’y rendre pour demander du fils, du bodytape ou de la colle ; Tout était mis à disposition pour que les cosplayeurs puissent réparer leurs armures ou robe de princesse.

Cette année, l’organisation des salles étaient un peu différente. Le hall Viger, grand hall où se trouve toujours des cosplayeurs en grand nombre, habituellement gratuit n’était cette année accessible que via la pass. Lors de notre rencontre avec Stéphane Paul Latour, il nous a expliqué que ce hall n’était plus accessible au public autre que celui de la convention par soucis de sécurité. Cette dernière a donc été augmenté cette année grâce au point de contrôle de passe à chaque entrée dans le bâtiment et au « weapons check », endroit pour faire vérifier les armes et accesoires cosplay.  Ainsi la récupération des pass se passait également à un autre endroit : directement au niveau du métro au lieu de la salle à l’étage comme les années précédentes. C’était donc beaucoup plus intuitif et aurait pu être plus efficace, mais malheureusement la récupération des pass cette année se révélait parfois fastidieuse. Certains ont attendu près de 4 heures dans la file avant de pouvoir entrer et perdaient ainsi la moitié de la journée. Au contraire, les files des évènements à l’intérieur étaient très fluides et rapides. La gestion de la foule à l’intérieur de la grande salle était très efficace. Au niveau des prix d’entrées, cette année le prix était de 50$ en prévente ou 60$ sur place pour la fin de semaine au complet. Le prix semble juste, même s’il fallait payer 15$ en plus si on voulait assister à certaines activités comme le concert de MAN WITH A MISSION ou d’IA (par concert). En revanche, les prix pour les jours uniques semblaient peut-être exagérés, surtout le samedi qui coûtait 50$ à lui seul. A choisir, il valait mieux venir 3 jours. L’autre point sur lequel nous étions mitigés était encore une fois le système d’inscription à la mascarade. Comme pour le Nadeshicon (voir article lié sur notre site), pas d’enregistrement en ligne plusieurs semaines à l’avance. Il fallait ainsi se présenter le matin pour pouvoir espérer avoir une chance de passer sur scène. Certains faisait donc la queue très tôt le matin (parfois 6h) sans aucune garantie d’avoir une place. Dommage pour ceux qui ont préparé leur prestation depuis plusieurs semaines voire mois. Néanmoins, le système semble généralisé au Québec mais pas uniquement à cette convention.

En conclusion : l’Otakuthon est une belle convention qui propose un large choix d’activités et d’invités. Il y a certes quelques petits bémols mais c’est le cas de toute les conventions. Il est difficile de s’y ennuyer et il y a beaucoup de beau cosplay à admirer. Nous y étions cette année et nous espérons pouvoir y aller à nouveau l’année prochaine !

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